[Mauvais état de la pelouse du stade Alassane Ouattara d’Ebimpé] Voici les présumés coupables

[Mauvais état de la pelouse du stade Alassane Ouattara d’Ebimpé] Voici les présumés coupables

Abidjan, le 13-09-2023 (crocinfos.net) Une pluie diluvienne s’est abattue mardi dernier sur le Stade Olympique, Alassane Ouattara, mettant brutalement fin à un match amical tant attendu entre les équipes de Côte d’Ivoire et du Mali. Cette débâcle météorologique a soulevé de sérieuses interrogations quant à la qualité des travaux de rénovation effectués sur le terrain. L’Office national des sports (ONS), mandaté par le ministère des Sports en collaboration avec le BNETD, est actuellement sous le feu des critiques.

Lors d’une audience devant le Sénat, le ministre ivoirien des sports, Paulin Danho, avait précédemment justifié les coûts élevés des rénovations : « Ce montant obéit au fait que nous avons pris la décision de refaire totalement la pelouse aux normes internationales avec de nouveaux procédés afin d’avoir une pelouse hybride, à la fois synthétique et naturelle. Nous serons donc l’un des rares stades en Afrique à avoir cette disposition de pelouses. En outre, après la pelouse d’autres travaux ont été listés afin d’avoir un stade qui n’aura rien à envier aux grands stades du monde. »

Cependant, la pluie diluvienne a mis en évidence de graves lacunes dans ces travaux. Avant même les intempéries, la pelouse était loin de répondre aux normes internationales, ressemblant davantage à un champ de patates qu’à un terrain de football. Après la pluie, elle avait été transformée en un véritable champ de riz irrigué, rendant impossible la poursuite du match.

Le communiqué émis par la Direction générale de l’Office national des sports (ONS) le 13 septembre a désigné les coupables : l’ONS, le BNETD et le ministère des Sports. La question qui préoccupe désormais l’opinion nationale est de savoir ce qu’ils ont fait des 20 milliards de FCFA alloués à la rénovation du stade, qui porte le nom prestigieux du chef de l’État, Alassane Ouattara, en particulier en ce qui concerne la pelouse. Cette affaire alimente les soupçons de détournement de fonds et de corruption, des maux qui entravent la réussite des projets de l’État. L’opinion publique exige des réponses détaillées et transparentes.

Cependant, le désastre causé par la pluie lors du match amical a non seulement terni la réputation du stade, mais il a également soulevé des questions fondamentales sur la gestion des fonds publics et la transparence dans les projets d’infrastructure. Les 20 milliards de FCFA alloués à la rénovation du stade représentent une somme considérable, et les citoyens s’interrogent sur la manière dont cet argent a été dépensé. La pelouse du stade n’est que la partie visible de l’iceberg, car d’autres problèmes structurels pourraient également être découverts à mesure que l’enquête progresse.

Le gouvernement ivoirien est maintenant confronté à une crise de confiance de la part de la population, qui exige des réponses claires et des mesures pour garantir que de tels échecs ne se reproduiront pas à l’avenir. L’affaire du Stade Alassane Ouattara souligne l’importance de la reddition de comptes et de la surveillance rigoureuse des projets financés par les deniers publics. Il est essentiel que les autorités prennent des mesures immédiates pour faire la lumière sur cette affaire et punir ceux qui sont responsables de la mauvaise gestion des ressources.

FMK

 

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