Jean Claude Bayala aux journalistes : « Ne vous contentez pas d’être des spectateurs passifs… »
Lors de la rentrée solennelle de l’Observatoire de la Liberté de la Presse, l’éthique et de la Déontologie (Olped), à la Maison de la presse d’Abidjan, le mardi 24 octobre 2017, Zio Moussa a annoncé qu’il est désormais, président du comité de direction, et non président de cette organisation comme par le passé.
C’est l’une des innovations majeures issue des textes du Congrès-Colloque sur le thème : « L’autorégulation ou comment réinventer le journalisme par l’éthique et la déontologie», tenu les 23, 24, 25, 26 et 27 août 2017, à Yamoussoukro.

Ce nouveau visage de l’Olped est appuyé par treize activités à court terme pour l’année 2017-2018. Le président du comité de direction de l’Olped, pionnier des instances d’autorégulation africaines, a évoqué la réalisation d’un rapport sur la liberté de la presse de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
« Pour 2017-2018, nous avons un certain nombre d’activés que nous devons réaliser. Nous allons entreprendre des missions à travers les pays de la Cedeao dont l’objectif est de rédiger un rapport de la liberté de presse au sein de la Cedeao. Cela nous tient à cœur. Nous allons organiser le salon du journaliste écrivain en octobre 2018 et un colloque international sur l’avenir de la presse africaine », a-t-il indiqué.
Le temps n’est plus au repos, à se retourner les pouces pour ce comité de direction composé de neuf membres : « Il va y avoir un séminaire de programmation, la rencontre très prochaine avec les politiques, les organisations de la société civile et les journalistes. C’est la première activité que nous devons conduire dès le mois de novembre. Nous allons concevoir des émissions télé et radio, éditer et organiser le prix OLPED de l’éthique et de la déontologie. La reprise du monitoring débute dès lundi.»
L’Olped a cru bon de créer au sein de ce comité, un conseil consultatif où il y a les anciens présidents de l’Olped. « Il y a le collège des conseillers. Nous considérons cet ensemble comme une équipe », a-t-il justifié.
Le représentant du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, Jean Claude Bayala a profité de cette tribune pour féliciter les membres de cette organisation : « Je voudrais associer à ces félicitations, les acteurs de la presse d’hier et d’aujourd’hui. Ces icônes, véritables ‘’montres sacrés’’ de la plume et du micro encore à la tâche pour aiguillonner, encadrer les plus jeunes dans un environnement plus hostile, féroce même. »
Aux journalistes, le confrère, Jean Claude Bayala a retourné la plume dans la plaie pour éveiller leur conscience. « Quant à vous les journalistes, ne vous contentez pas d’être des spectateurs passifs de l’ordre nouveau de l’information ou de la communication. Osez davantage et tuez en vous ce complexe qui rend dépendant des pouvoirs dans toute leur composantes et prenez toute votre place dans le processus d’émergence de notre pays », a conseillé le représentant du ministre de la Communication.