[Passeports] Le ministère du Budget et des Finances doit clarifier la gestion du compte séquestre

Abidjan, Côte d’Ivoire, 4-1er-24 (crocinfos.net)—La société SNEDAI, concessionnaire du service public de confection des passeports en Côte d’Ivoire, produit en moyenne chaque année 60 mille passeports, selon le député de la nation, Antoine Assalé  Tiémoko. Ce chiffre, rapporté au coût du passeport (40 000 FCFA), génère annuellement à SNEDAI et à ses partenaires techniques 1,2 milliard FCFA, et à l’État, 1,2 milliard FCFA, déposés sur un compte séquestre sous le contrôle des ministères du Budget et de l’Économie.

La convention entre l’État ivoirien et SNEDAI n’exclut pas l’État du processus d’établissement du passeport. Au contraire, l’État conserve un contrôle total sur le processus, SNEDAI intervenant uniquement dans la production du passeport.

‘’La réponse du ministère du Budget, telle qu’évoquée dans le rapport de la Cour des Comptes, soulève des préoccupations, surtout après l’adoption de la Loi de Finance en décembre 2022. SNEDAI, ayant déjà réagi, invite le ministère du Budget et des Finances à clarifier la gestion du compte séquestre lié à l’activité de production des passeports.’’

Cependant, les récentes révélations de la Cour des Comptes ont suscité l’inquiétude, remettant en question la gestion des fonds liés à cette activité. Le communiqué émis par SNEDAI, bien que minimaliste, souligne que la société privée ne devrait pas répondre à la place des structures de l’État concernant l’utilisation des ressources publiques.

La réponse du ministère du Budget, telle qu’évoquée dans le rapport de la Cour des Comptes, soulève des préoccupations, surtout après l’adoption de la Loi de Finance en décembre 2022. SNEDAI, ayant déjà réagi, invite le ministère du Budget et des Finances à clarifier la gestion du compte séquestre lié à l’activité de production des passeports.

Concernant l’ONECI, sous tutelle du ministère de l’Intérieur, son incapacité à s’exprimer publiquement sur l’utilisation des ressources liées aux Cartes Nationales d’Identité (CNI) en 2022 soulève des interrogations. Dans ce contexte, le député Antoine Assalé Tiémoko invite le ministère du Budget et des Finances à fournir des réponses transparentes.

Alors que le gouvernement cherche à combler divers déficits en sollicitant les populations, cette controverse financière met en lumière des questions cruciales sur la gestion des ressources publiques. L’affaire de « l’argent qu’on ne retrouve pas » devient ainsi un sujet de préoccupation majeur.

KPAN CHARLES